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ARTICLE MIDI LIBRE LE SAMEDI 03  JANVIER 2015

9 MIDI LIBRE03-01-15

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Lire « Jusqu’à devenir » de Françoise Limiñana et s’envoler…

Par Téri TRISOLINI        5 décembre 2014 12:00

« Jusqu’à devenir » un roman touchant sur la fin de la vie.

Un roman profondément sensible où onze personnages tous en fin de vie, déballent leurs émotions, tout en portant un regard vif sur les soins palliatifs. Un ouvrage important écrit par ce médecin engagé en soins palliatifs, qui utilise cette fiction pour aborder aussi avec courage le sujet sociétal brûlant de la fin de vie, en évoquant subtilement l’acharnement thérapeutique, le suicide assisté, l’euthanasie … »

Que se passe-t-il dans la tête, le coeur et le corps d’un malade qui se sait condamner ?

Quelle vision du monde se dessine et que vaut la vie, à l’approche de la dernière seconde ?

Quelles sont les dernières pensées et les émotions qui traversent les êtres en fin de vie ?

Questions vertigineuses et, bien malin qui peut prétendre y répondre. Et, pourtant, un jour ou l’autre, nous y serons tous confrontés…

« Jusqu’à devenir » de  Françoise Limiñana est un roman poignant, qui lève le voile sur l’ultime instant avant le passage à trépas.

C’est à travers, un choeur de voix que, des femmes, des hommes, des adolescents, et même, une minuscule fillette, âgée de deux jours seulement, partagent leurs chants, leurs cris, leurs larmes, et leurs sourires aussi, quand vient l’instant de grâce, ou de disgrâce, de leur envolée vers le néant…

Corps malades, coeurs en souffrance, esprits lucides et âmes sereines, la chorale de personnages, de Françoise Limiñana, bouleverse et emporte le lecteur, avec une humanité implacable et lumineuse.

Et, de se surprendre à se dire, « Qu’il est bon d’être vivant »…

Beau et intense. A lire absolument.

Téri Trisolini

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Rédactrice en chef depuis 2010, Bénédicte de Loriol est aussi  directrice artistique de Publik’Art dont  elle gère l’éditorial au quotidien, et répond aux questions de ses chroniqueurs et ses nombreux partenaires.

Mon avis sur le livre :   le 26/11/2014

L’auteur place la mort au cœur de nos vies avec une telle poésie qu’on ne peut que la regarder en face. Quand on donne la vie, on donne aussi la mort. Pourquoi donc avoir peur ?
Nous sommes tous concernés. Ici, les héros du livre ont de 2 jours à 88 ans. Tous les âges sont représentés. L’injustice de la vie. Que l’on ait 2 jours, 16 ans, 54 ans ou 88, c’est du pareil au même quand on sait que la mort est inéluctable.
Mais la sérénité des personnages nous enveloppent dans une intériorité tellement profonde que nous nous laissons embarquer par eux. Sans résistance et sans angoisse.
Les malades en fin de vie nous donnent une très belle leçon de vie à l’approche de leur grand départ ! Eux sont prêts, nous pas vraiment.
« La peau du ciel inlassablement se constelle de grains de beauté »…
Un livre à mettre dans toutes les mains…

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Critique de Michel GROS DUMAINE : Auteur et Psychanalyste   le 06/11/2014

À propos du livre de Françoise Limiñana     Jusqu’à devenir…    Editions Le bateau ivre

Ce : meurs et deviens !

Je veux louer le Vivant

Qui aspire à la mort dans la flamme.

Et tant que tu n’as pas compris

Ce : meurs et deviens !

Tu n’es qu’un hôte obscur

Sur la terre ténébreuse.  

Goethe

Dans ce texte en patchwork, où onze alterfictions déploient leur destinalité d’être pour la mort, Françoise Limiñana nous entraîne dans l’intimité de la question de la lisière, où Certes l’intensité du temps vécu alors est grande, comme si la proximité de la mort pesant de toute sa menace et de toute son irréversibilité aidait, parfois bien tard, à sentir le prix du temps et des choses, à découvrir le chemin des mots qui jamais ne furent dits, à révéler les gestes que la pudeur retint. Comme si, lorsque la marge de l’attente s’amenuise, quand les projets d’être se consument aussitôt ébauchés, quand s’impose l’imminence d’un bouleversement absolu de la vie, l’homme retrouvait le sens du caractère précieux et unique de chaque instant, comme s’il avait enfin le temps (Catherine Chalier – La persévérance du mal). Onze variations du temps où chaque personnage décline, dans la variété de son style propre, un être-là en quête d’un réel impossible à saisir qui prendrait le visage tant redouté de la mort. Onze chants qui fredonnent aussi les fictions multiples où la vie elle-même s’épuise à dire le sens qu’elle recèle.

Françoise Limiñana, au plus proche du réel de son expérience professionnelle, offre au lecteur dans cette fiction élégamment construite les variations d’un style d’écriture sans pathos. Alertes et vifs, émouvants d’humanité, rieurs aussi, ses mots viennent percuter nos sensibilités écorchées par la question souvent refoulée de notre propre finitude.

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